Culture, Economie
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L’Economie de la Culture

Statue microchippée

Les industries culturelles et créatives, selon la classification proposée par la Commission Européenne, est un groupe composé de quatre sous-ensembles :

–          les activités non industrielles, comme la gestion des biens culturels et des arts de la performance (performance art) et les arts visuels ;

–          Les industries culturelles comme l’édition, la cinématographie, l’industrie musicale, la production de jeux vidéos ;

–          Les industries créatives comme la mode, le design et l’architecture ;

–          Et les industries qui y sont liées comme l’ICT (Information and Communication Technology), et l’industrie des foires et des congrès.

Ainsi, si pour une grande partie de l’opinion publique,meme si cela semble étrange de parler de l’économie de la culture, en réalité, beaucoup de secteurs de l’industrie et des services ont justement la culture au cœur de leurs activités.

D’après les données de  l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), dans les années 2000 en Europe, la production du secteur culturel et créatif, aurait augmenté à un rythme supérieur à celui du secteur manufacturier. Par ailleurs,  une étude de la Banque d’Italie de juillet 2012 sur les activités culturelles et le développement économique, considère que la culture a un grand potentiel de croissance et met aussi en évidence les effets importants sur  la croissance du capital humain et successivement sur l’augmentation de la compétitivité du système productif.

Les excès de la finance ont causé la crise de 2008 et comportent d’énormes coûts sociaux et pour y faire face, il est indispensable de retourner aux « fondamentaux » de la vie sociale et de l’économie réelle. Dans cette optique, la culture serait un secteur dans lequel investir, soit pour les grands idéaux qu’elle incarne, soit pour la valeur ajoutée qu’elle pourrait générer. La Fondation Florens, par exemple, avec ses grandes manifestations se propose de promouvoir la culture, pour une meilleure qualité de la vie, ou pour une relance des activités économiques « Made in Italy ». Comme l’exprime l’économiste Fabrizio Galimberti dans le quotidien financier « Il Sole 24 Ore », la culture est même à l’origine de la chaîne de valeur qui lie la conception au projet, du projet au processus et du processus au produit.

Le patrimoine historique italien, ses biens culturels et ses capacités créatives, constituent une grande richesse qui, si ils attiraient plus d’investissements, pourraient générer un avantage compétitif réel pour l’Italie, dont le succès sur les marchés globaux dépend de la capacité de déplacer la production sur les catégories ayant une plus grande valeur ajoutée destinée aux consommateurs du monde entier ayant un haut revenu ; pour ce faire, les produits – l’Italie est le deuxième pays manufacturier de l’Europe – et les services italiens devraient incorporer plus de connaissances, il devraient être pour ainsi dire « plus cultivés ». Ainsi, les investissements dans la recherche, le développement, la formation et les valorisations grâce aux nouvelles technologies et aux politiques de défiscalisation ou de simplification administrative de l’économie de la culture, pourraient constituer le nouveau moteur – ou même le nouveau modèle- de développement économique italien.

La Fondation pour les qualités italiennes, Symbola, dans son rapport L’Italia che verrà – Industria culturale, made in Italy e territori (L’Italie du futur- industrie culturelle, made in Italy et territoires) de 2012, a calculé la valeur ajouté produite par le système productif culturel en Italie  en 2011. Celle-ci est presque de 76 milliards d’euros et correspond à 5,4% du total de l’économie et l’emploi est de 1, 39 millions de personnes, soit  5,6 % du total des emplois. D’après une étude de TEH Ambrosetti, présenté à Florens il y a 2 ans, un investissement de 100 euros dans les seules activités culturelles non industrielles, génère une augmentation de 249 euros, tandis qu’un emploi supplémentaire donne lieu à un emploi additionnel de 1,69. Le cadre s’élargit davantage si l’on considère que les activités touristiques, la restauration, le transport, la formation, les productions alimentaires typiques et les activités de construction liées au patrimoine culturel. Le rapport de 2012 de la Fondation Symbola estime que si l’on intègre aussi cette partie de l’économie de la culture, il y a donc une valeur ajoutée de 211, 5 milliards d’euros, c’est à dire 15% du PIB et  4,48 millions d’emplois, ce qui correspond même à 18, 1% de l’occupation totale.

La culture serait donc une source qui, tout en faisant progresser l’humanité en en enrichissant son esprit, en alimente les activités économiques produisant ainsi de la richesse.

© Francesco Caracciolo et Melissa Pignatelli

Traduction Flavia Fumagalli

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